À Avignon, le plan Faubourgs vit ses dernières semaines. Lancé par l’équipe municipale précédente pour redonner aux quartiers extra-muros un esprit de village en limitant le trafic de transit, ce dispositif de circulation est démonté rue par rue depuis le printemps 2026, sur décision du nouveau maire Olivier Galzi. Dernière étape en date : l’avenue Monclar, qui rouvre à la circulation automobile le lundi 24 août 2026, dans le sens sud-nord, en direction des remparts.
Ce qui change concrètement avenue Monclar
Entre les boulevards Monod-Ferry et la rue Bastet, l’avenue Monclar retrouve un sens de circulation vers le centre historique. Une borne escamotable encadre cette réouverture : elle reste abaissée la plupart du temps, mais se relève aux heures d’entrée et de sortie de l’école Marcel-Perrin, ainsi que le mercredi soir pendant le marché du square Indochine. La piste cyclable de l’avenue, elle, est intégralement maintenue, ce qui distingue cette réouverture d’un simple retour en arrière : la mairie assure vouloir partager la voirie plutôt que la rendre aux seules voitures.
Un détricotage engagé depuis le printemps
Le dossier Monclar n’est que la partie visible d’un mouvement plus large. Dès le 20 mai 2026, le quartier de la Croix des Oiseaux avait connu les premiers changements : l’avenue de la Croix des Oiseaux, la rue Jacques-Tati et l’avenue Martelange sont repassées en double sens, tandis que le tunnel du Blanchissage et la bretelle Pierre-de-Coubertin ont rouvert aux véhicules. Une seconde phase de travaux est déjà annoncée pour les prochaines semaines : la porte Saint-Lazare et le carrefour Saint-Ruf/Monod/Isnard doivent à leur tour repasser en double sens, de même que l’intersection Saint-Dominique près du pont de l’Europe.
- 24 août 2026 : réouverture de l’avenue Monclar aux voitures, sens sud-nord
- Borne relevée aux horaires scolaires et pendant le marché du square Indochine
- Piste cyclable maintenue sur toute la longueur de l’avenue
- Prochaine étape : porte Saint-Lazare et carrefour Saint-Ruf/Monod/Isnard
Pourquoi ce revirement fait débat
Pour la nouvelle municipalité, il s’agit de tenir un engagement de campagne : redonner de la place à tous les modes de déplacement, voitures comprises, après plusieurs années de restrictions jugées trop strictes par une partie des habitants et des commerçants des faubourgs, qui se plaignaient d’un accès plus difficile à leurs quartiers. Mais le retour du trafic de transit inquiète aussi des riverains et des associations de quartier, attachés à la baisse du bruit et de la pollution obtenue depuis la mise en place du plan initial. Le sujet illustre une tension que connaissent aujourd’hui de nombreuses villes moyennes françaises, entre apaisement de la circulation et maintien de l’accessibilité en voiture pour les zones résidentielles excentrées.
Pour les habitants du secteur, la question n’est plus de savoir si les rues rouvriront, mais comment cohabiteront durablement voitures, vélos et piétons une fois le plan Faubourgs totalement démantelé. Les prochaines réouvertures, prévues avant la fin de l’année, permettront de mesurer si le compromis annoncé par la mairie tient ses promesses sur le terrain.
Questions fréquentes
Quand l’avenue Monclar rouvre-t-elle à la circulation ?
La réouverture est effective à partir du lundi 24 août 2026, dans le sens sud-nord, entre les boulevards Monod-Ferry et la rue Bastet.
Le plan Faubourgs est-il totalement abandonné ?
Le démantèlement est progressif : après la Croix des Oiseaux au printemps et l’avenue Monclar fin août, d’autres axes comme la porte Saint-Lazare ou le carrefour Saint-Ruf/Monod/Isnard doivent suivre dans les prochaines semaines.
Les cyclistes perdent-ils leur voie sur l’avenue Monclar ?
Non : la piste cyclable est maintenue sur toute la longueur de l’avenue, malgré le retour des voitures.
Sur le même thème des transports du quotidien, Caen a aussi revu son réseau de bus pour la rentrée, tout comme Annemasse a réorganisé ses lignes autour de l’extension de son tramway. À l’inverse, Bagnères-de-Bigorre a fait le choix de rues piétonnes l’été dernier, un contraste qui montre à quel point chaque ville arbitre différemment entre voitures, vélos et marche.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale