Dans le Pithiviersois, au nord-est du Loiret, prendre rendez-vous chez le médecin, faire une démarche administrative ou simplement aller au marché ne suppose plus forcément de posséder une voiture. Depuis plusieurs années, un service de transport à la demande (TAD) permet aux habitants des petites communes de se déplacer vers les bourgs-centres, sur simple réservation. Un dispositif de plus en plus regardé à l’approche des élections municipales de 2026, alors que l’absence de transports en commun reste un frein quotidien dans de nombreux villages ruraux.
Un minibus qui vient jusqu’au village
Le principe est volontairement simple : des minibus de sept à neuf places circulent selon des itinéraires flexibles, adaptés aux besoins signalés par les usagers plutôt qu’à un horaire fixe. Les chauffeurs qui assurent ces navettes dans le secteur de Pithiviers le disent eux-mêmes : pour des habitants qui ne peuvent plus conduire ou qui n’ont jamais eu de véhicule, ce service conditionne le maintien d’une vie sociale normale dans des villages où aucune ligne de bus régulière ne passe.
Un usage qui ne faiblit pas
Les chiffres témoignent d’un service loin d’être anecdotique : environ 27 000 réservations ont été enregistrées sur ce type de service dans le Loiret entre janvier et fin octobre 2025. La Région Centre-Val de Loire, qui détient la compétence mobilité sur 57 autorités organisatrices locales, finance une offre de base de deux demi-journées de TAD par semaine, les communautés de communes pouvant aller plus loin avec un cofinancement régional à 50 %. Les trajets pris en charge concernent en priorité les besoins essentiels : accès aux soins, démarches administratives et commerces de proximité, avec des correspondances possibles vers le réseau régional Rémi.
- Zone concernée : Pithiviersois et autres territoires ruraux du Loiret
- Fréquentation : environ 27 000 réservations (janvier-octobre 2025)
- Offre de base : 2 demi-journées par semaine, financées par la Région
- Prochaine étape : un pôle d’échanges multimodal à Châteauneuf-sur-Loire, à l’automne 2026
Un premier pôle multimodal à l’automne
Le schéma départemental des mobilités du Loiret prévoit la création d’un premier pôle d’échanges multimodal, qui doit voir le jour à Châteauneuf-sur-Loire à l’automne 2026. L’objectif : permettre aux habitants de combiner plus facilement transport à la demande, réseau régional et autres modes de déplacement, dans la continuité des 90 millions d’euros mobilisés au niveau national entre 2024 et 2026 pour développer les mobilités durables en zone rurale. De quoi nourrir, dans un contexte de démarches administratives et d’accès aux soins parfois complexes en milieu rural, une réflexion plus large sur les solutions pratiques à disposition des habitants des petites communes.
Questions fréquentes
Comment fonctionne le transport à la demande dans le Loiret ?
Des minibus de sept à neuf places circulent selon des itinéraires adaptés aux réservations des usagers, pour relier les villages aux bourgs-centres du secteur, notamment dans le Pithiviersois.
Combien de trajets ce service a-t-il assurés récemment ?
Environ 27 000 réservations ont été comptabilisées sur ce type de service dans le Loiret entre janvier et fin octobre 2025.
Quel est le prochain grand projet de mobilité rurale dans le département ?
Un premier pôle d’échanges multimodal doit ouvrir à Châteauneuf-sur-Loire à l’automne 2026, pour mieux connecter transport à la demande et réseau régional.
Sources
France 3 Centre-Val de Loire ·
Région Centre-Val de Loire ·
Réseau Rémi
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
